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Article publié le
15/05/2020

Action revendicative dans l’Enseignement Agricole

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Oral de français

 En intersyndicale, la FEP-CFDT adresse un courrier au Ministère de l’agriculture pour demander l’annulation de l’oral de l’épreuve de Français en première.

Lors de ses annonces du 28 avril, le Premier ministre a reporté toute décision de réouverture des lycées à la fin du mois de mai. Nous avons donc demandé l’annulation de l’oral de l’épreuve anticipée de français de 1ère STAV. En effet, malgré l’investissement important des enseignants dans la continuité pédagogique, les conditions de préparation à distance de cette épreuve, dont le format a changé avec la réforme ne sont pas satisfaisantes. L’éventuelle réouverture des lycées début juin avec un enseignement par groupes de moins de 15 élèves n’offre pas le temps nécessaire pour assurer résilience et raccrochage de tous les élèves, notamment ceux ayant été dans l’impossibilité de travailler régulièrement pendant la période du confinement, les conditions de préparation à un exercice oral répondent à des codes et critères spécifiques.  

 

La situation des collègues en catégorie 3.

Deux groupes de travail issus du comité consultatif ministériel ont eu lieu le 29 avril pour convenir du plan de requalification et de revalorisation salariale des collègues en catégorie 3. La FEP-CFDT s’implique fortement sur ce sujet depuis quelques mois : 2 millions d’euros en attente !

 

Rappel du contexte : En décembre 2019, deux millions ont été votés par le parlement pour un plan de revalorisation et de requalification des collègues en catégorie 3. Ce plan a été obtenu par l’action militante de la FEP-CFDT. Le budget prévoyait : - 1 million d’euros pour un plan de requalification - 1 million d’euros pour une revalorisation des salaires de la catégorie 3 - 130 000 € pour la formation d’entrée dans le métier. 

 

Plan de revalorisation des salaires : Ce plan nécessite un passage par l’Assemblée Nationale. Le Maaf est dans l’attente de voir passer « le bon train » en espérant que l’administration n’en ait pas déjà raté. Le million d’euros pourrait cependant être reporté sur l’année suivante, mais soyons prudents ! 

 

Plan de requalification : L’administration a souhaité l’écriture d’un nouveau décret (et non l’adaptation d’un texte existant) pour apporter des modifications substantielles aux plans de requalification précédents, à savoir : - 4 ans d’ancienneté en catégorie 3 - Evaluation à partir d’un dossier sans inspection. Le reclassement en catégorie 2 ou 4 se ferait à l’indice supérieur ou égal. Cette requalification serait moins intéressante que le concours. Le décret est bloqué, dans l’attente d’une réponse de la Direction du Budget. Pourtant, il faudrait engager ces fonds en 2020 au risque de les voir perdus.  

 

Formation des entrants : mise en œuvre à la rentrée 2020. 

Cette formation obligatoire de 5 jours, étalée sur 2 ans, sera proposée par les organismes de formation habituels (Ifeap et Unrep) selon des modalités, des contenus et des calendriers propres. Cette latitude laissée aux opérateurs de formation est incompréhensible dans le cadre d’un dispositif piloté et rendu obligatoire par l’Etat, ce que la Fep-CFDT n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer. Le plan de formation sera complété par la mise à disposition des agents à la rentrée 2020 d’un document thématique d’accompagnement à la prise de poste, adaptation du classeur Tutac de l’enseignement agricole public. Cette adaptation a fait l’objet de deux groupes de travail CCM avant que la version définitive ne soit soumise aux organisations syndicales, pour validation, d’ici la fin du mois de mai.  L’enveloppe de 130 000 € servira exclusivement à la création d’HSE mobilisables par les établissements pour financer le remplacement des collègues concernés par la nouvelle formation « entrants » obligatoire de 5 jours.  

La Fep-CFDT est aussi intervenue sur la prise en charge des frais pédagogiques et des frais annexes. Les frais pédagogiques sont à la charge des organismes de formation, les frais de déplacement pris en charge par l’Etat. En revanche, les frais d’hébergement sont payés par l’établissement. La Fep-CFDT a rappelé que cette formation obligatoire ne doit rien coûter aux enseignants.  

Et ensuite ? L’administration a indiqué avoir pris conscience de la nécessité de mettre en place des mesures pérennes pour les agents de catégorie 3. Nos propositions ont été étudiées par l’administration et feront l’objet d’autres groupes de travail. Mais, l’urgence consiste désormais à la publication de textes qui ne nous ont pas encore été présentés. 

 

M. Le covid ! nous a bien perturbé toutes ces dernières semaines. 

Il nous a amené à consacrer bien des heures de travail devant l’ordinateur. Certaines  équipes avaient été formées à l’utilisation des outils d’enseignement à distance,  initiative très pertinente dans le contexte. D’autres les découvraient, seuls, à la maison, ajoutant du stress à la situation déjà compliquée. Des initiatives d’enseignants, de directions…. ont permis de franchir, plus ou moins, ces difficultés. Dans nos plans de formation,  nous devons inciter chaque établissement à intégrer les outils de liaison et de communication. 

 

Faut-il reprendre les cours en présentiel début juin ?

Une condition incontournable : s’assurer que toutes les mesures de sécurité sont mises en œuvre pour protéger la santé de tous. Des lycées souhaitent démarrer avec quelques classes pour tester l’organisation craignant un retour de M. Covid en septembre. D’autres ne reprendront pas :  la durée est trop courte pour apporter un plus aux élèves. La décision doit impérativement résulter de la consultation des représentants du personnel et de l’équipe pédagogique. Merci de nous transmettre vos expériences, elles profiteront à tous. 

 

STOP…. Nous avons déjà assuré nos obligations de service !

Assurer les cours jusqu’au 4 juillet, c’est la demande du ministre de l’Education Nationale ? Les Obligations de Service de nombreux enseignants bretons de l’enseignement agricole privé sont calculées sur le temps de présence des élèves, en déduisant les semaines de stage. Par exemple les obligations de service en bac pro sont calculées sur 28 semaines. Début juin, pour beaucoup, toutes les heures exigées seront déjà effectuées.

Si nous sommes contraints d’assurer les cours jusqu’au 4 juillet, nous devons avoir une réponse auparavant qui prendra en charge ces heures supplémentaires. Tout travail exige une rémunération, c’est un des fondements du droit du travail. La Fep CFDT a questionné le ministère lors de 3 réunions. Aucune réponse n’a été apportée à ce jour. Cette situation met en évidence la pertinence de la revendication et des actions engagées depuis des années par la Fep CFDT :  l’équité de temps de travail et d’obligation de service  avec les enseignants de l’Education Nationale et de l’Enseignement Agricole Public.  

 

La Fep-CFDT vous invite à signer et faire signer massivement une pétition pour que le travail supplémentaire des enseignants soit rémunéré : Reconnaître le travail supplémentaire

 

 


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