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Article publié le
23/03/2020

La FEP-CFDT reçue par le recteur

La CFDT avait sollicité une audience auprès du recteur, qui a reçu la délégation syndicale le 3 mars dernier, afin d'évoquer des aspects particuliers liés à notre métier. La délégation (I. Guégan, F. Hamelin, S. Hernot, B. Le Page, N. Parrot, E. Venn

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  •  Les remplacements de courte durée en 1er degré :

Le délai de carence pour le remplacement de 2 à 3 jours pose question. En effet, la continuité du service dû aux élèves n’est pas assurée, les élèves sont régulièrement répartis dans d’autres classes, les enseignants refusent des formations et des arrêts maladie pour éviter des absences. La FEP CFDT demande de réduire à une journée ce délai de carence. Elle pose aussi la question de l’attractivité du remplacement.

Le Rectorat indique qu’il essaie de corriger ce problème. 5 ETP ont été rajoutés pour la rentrée 2020. Une quarantaine de fermeture de classes sont aussi programmées, les choix à effectuer s’avèrent complexes et conduisent à utiliser au mieux les moyens.

  • La résorption de la précarité :

La précarité concerne encore, dans l’Académie, près de 2 000 maîtres. Nous exigeons que l’ensemble des MA2, du 1er ou du 2nd degré, accèdent au grade de MA1. Sur 2 000 maitres délégués, il reste environ 200 MA2 en 2nd degré et près de 600 en 1er degré. La FEP CFDT rappelle aussi que la résorption de la précarité passe par la formation, l’accès facilité à la titularisation et la création d’un corps de titulaires-remplaçants.

1 400 précaires ont obtenu le grade de MA1. Ce fut un budget important. Poursuivre la démarche ne peut se faire sans consigne ministérielle. Ce sera remonté. Rien dans l’immédiat n’est possible, faute de budget. Le dispositif « titulaires -remplaçants » représente des avantages mais est couteux et pas complètement efficient.

  • L’Apprentissage dans la voie professionnelle :

L’arrivée de l’apprentissage dans les lycées suscite de nombreuses questions. Les maitres ne peuvent être rémunérés par l’état que pour leur service dans une classe de scolaire, mais ont le droit d’exercer en CFA sous réserve d’une demande de cumul d’emplois. Des pressions à le faire pourraient être exercées sous la forme d’un morcellement des postes mis au mouvement, ce qui serait au détriment des enseignants qui postuleraient. La mixité des publics pose des questions supplémentaires, celles de la protection fonctionnelle des enseignants face aux apprentis et celle des seuils de fermeture des classes en mixité. 

Concernant le cumul d’emplois et ses conséquences sur la santé du maitre et sa capacité à accomplir convenablement sa mission, le rectorat y sera attentif lors de l’étude de l’autorisation.

Concernant le risque de morcellement des postes, le rectorat confirme qu’il reste sur un schéma de postes à 18h. Mme Rault indique qu’elle sera attentive sur les déclarations de postes.  

Concernant la protection fonctionnelle des enseignants face aux apprentis dans les classes en mixité des publics la réponse juridique ne semble pas clairement établie.

Concernant le regard du rectorat sur les effectifs de scolaires des classes en mixité des publics, la Région et le Rectorat tiennent à garder des formations de proximité. La stratégie est de conserver un socle robuste de formation scolaire, complété par des apprentis. En revanche, si on dénombre une majorité d’apprentis, il sera demandé à l’établissement de passer sa formation en apprentissage.

  • Les AESH :

Quand et comment s’effectue la formation des AESH ?

Une formation d’adaptation de 60 heures est obligatoire. Les formations proposées sont sur le PAF (plan annuel de formation) et s’adresse à un public mixte enseignants/AESH. Elles peuvent avoir lieu sur les 36 semaines d’école ou sur les semaines complémentaires.

La rémunération, particulièrement faible, est calculée sur le service d’accompagnement (24 heures) sur 41 semaines. Cela représente 933,33 euros. 

Le problème du salaire est principalement lié au temps partiel. Il faudrait tisser des liens avec les communes pour qu’elles prennent en charge des heures liées aux activités périscolaires, à la cantine par exemple.

La mise en place des PIAL à la rentrée 2020 inquiète. Quel est le bilan des expérimentations ?

A la rentrée prochaine, tout le territoire sera concerné. Il faudrait implanter des PIAL public/privé en inter-réseaux. Cela fera plus de 4000 ETP public/privé. Ce sera l’occasion de tisser des liens avec les communes. Le cadre de gestion des AESH est sur le site du Rectorat.

  • Les effectifs des élèves et le schéma de l’emploi académique :

Nous contestons les 40 emplois supprimés cette année, qui s’ajoutent aux 127 de l’an dernier. Où est la priorité au 1er degré annoncée par le Ministère ? Comment accompagner la réforme du lycée alors que l’augmentation des effectifs se traduit par une baisse des emplois au lycée ? Comment développer de l’autonomie chez les élèves en supprimant des postes de documentalistes sur plusieurs années ? il nous apparait dangereux de poursuivre en ce sens en termes de qualité de formation et d’emploi. Dans ce contexte, le nombre d’ETP sous forme d’HSA reste démesuré. En demander toujours plus à un nombre restreint n’est pas une politique au service des élèves. Cela nuit à la qualité d’enseignement et surcharge des enseignants déjà saturés par un métier qui se complexifie. Il devient indispensable de retransformer des HSA en HP.

Avec la contrainte budgétaire nationale, les suppressions d’emplois sont principalement liées à la baisse des effectifs en 1er degré. La priorité au 1er degré existe dans la mesure où le taux d’encadrement est très légèrement amélioré. Effectivement, le privé n’est pas concerné par le dispositif REP. La rentrée sera très tendue en Lycée avec plus d’élèves et moins d’enseignants, dans le contexte des réformes. Cependant, si les directions d’établissement ont la liberté d’inscription, elles ont aussi la liberté de ne pas inscrire au-delà de leur capacité d’accueil. Concernant les documentalistes : des choix politiques et pédagogiques antérieurs ont conduit à un développement important des CDI en Bretagne. Aujourd’hui, le SGEC pointe du doigt notre académie et demande à récupérer des postes. Les DDEC prévoit une réduction sur plusieurs années. Le Rectorat a comparé avec le réseau public et confirme un taux d’emplois favorable. Cependant, le corps des inspecteurs a aussi effectué une étude qualitative. Il répond positivement à notre demande de jouer pleinement son rôle de pédagogue et d’employeur.

  • La santé des enseignants :

Alors que les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles, la médecine du travail reste le parent pauvre : Il n’y toujours pas de médecin du SMA à Rennes. Par ailleurs, les enseignants ne bénéficient pas de la participation "employeur" pour la complémentaire santé. L’Etat oublie ses agents alors qu’il impose cette mesure aux entreprises.

Le Rectorat ne trouve personne pour accepter le poste. Il recherche un médecin du travail pour créer un pôle « santé » avec quelques infirmiers. La plupart des académies sont confrontées au même problème. Le nombre d’enseignants potentiellement concerné fait peur aux candidats. Dans l’immédiat, des enseignants du 35 sont dirigés vers Lorient ou St Brieuc.

A propos de la non-participation de l’Etat à la complémentaire santé, le Rectorat remontera cette demande au Ministère.

  • La convention de formation Rectorat - Formiris

Où en est-on de cette convention pour permettre la participation d’enseignants du privé aux formations du public ? 

La convention a été signée en Janvier. Elle permet aux enseignants du privé de se former sur le PAF (Plan de formation du Public) et aux collègues du public d’accéder aux formations du privé. Il reste un avenant à signer pour la mise en place du CPF (Compte Personnel de Formation). A priori cela se ferait à budget constant.

 

  • La charge de travail et les conditions de travail des maitres

Ces thèmes ont déjà été longuement abordés lors du GT du 9 décembre, ils l’ont à nouveau été à diverses reprises lors de cette audience.

En conclusion la FEP a rappelé que la Co-intervention et le Chef d’œuvre commence à être vus par le comité de suivi de la transformation de la voie professionnelle comme exigeants en temps de travail non seulement sur les 1ères années mais de façon pérennes (affectation sur les classes changent, binômes changent, projets renouvelés). De même, au LEGT, les E3C et les nouveaux programmes entrainent une lourde charge de travail. Elle a rappelé que 1000 HSA c’est beaucoup trop, le taux d’HSA est énorme, et que la question de l’apprentissage en lycée est indissociable de celle du cumul d’emploi.

 

En résumé, en termes de charge de travail toutes les réformes se cumulent. Il faut être attentif à cela, c’est inquiétant pour les conditions de travail et la santé des enseignants.

 

Bernard Le Page

 

 


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