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Article publié le
22/09/2019

Les salaires des profs. Constat d'urgence salariale

Quelques constats :

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  • Un enseignant, classé MA2 au 1eréchelon, exerçant à temps complet perçoit 1 200 € par mois. Un titulaire au 7èmeéchelon atteint 1 900 € après 11, 5 ans d’ancienneté, voire plus si une partie de sa carrière a été effectuée en tant que MA. En fin de carrière, au dernier échelon de la hors-classe, il atteint les 3 000 €.
  • Par rapport à la moyenne OCDE, le déficit est réel. Il devient phénoménal si on compare avec l’Allemagne, par exemple.
  • Certes, une petite catégorie est mieux rémunérée par son statut (Agrégés, chaire supérieure), son niveau d’enseignement ou l’apport d’heures supplémentaires et de responsabilités annexes, mais cela reste à la marge. L’enseignant ordinaire du second degré a un accès limité  à ces compléments de rémunération qui engendre un surcroît de travail. En premier degré, rien n’est possible !
  • Un enseignant titulaire, à ancienneté égale, dispose d’un salaire en francs constants de 20% inférieur en 2018 par  rapport à ce qu’il aurait perçu en 1982. Pendant ce temps, les autres fonctionnaires de catégorie A ont vu leur rémunération croître de 20 %.
  • Rappelons que les enseignants ont un master, c'est à dire un diplôme de niveau bac +5 qui les hisse dans la catégorie cadres. Selon l'Insee, le salaire net moyen (en EQTP) des enseignants est inférieur de 25% à celui de leurs homologues non enseignants.
  • Les enseignants du privé sous contrat touchent aussi des salaires inférieurs à ceux du public : en moyenne 1939€ pour les professeurs des écoles et 2307€ pour un certifié. Cet écart provient de plusieurs facteurs. D'abord, il y a davantage d'enseignants à temps partiel  dans le privé (23 contre 14%). Ensuite, les enseignants du privé sont entrés généralement plus tard sur les échelles de titulaires par conséquent ils ont une carrière moins avancée que celle des enseignants du public. Enfin, ils sont astreints au régime général pourla retraite et donc cotisent davantage.
  • En août 2019, les prix à la consommation augmentent de 0,5 % sur un mois et de 1,0 % sur un an. Comment compenser l’inflation quand le montant du salaire n’évolue plus ?

A ces constats que nous pourrions compléter, s’ajoutent parfois des commentaires malsains. Lors de  cette rentrée, certains médias, dont LCI, font courir le bruit que les enseignants perçoivent 4 000 € par mois et ne devraient pas se plaindre. Merci à LCI de bien vouloir compléter notre salaire à hauteur du chiffre que ce média communique ! Evidemment, le Ministère se tait et de laisse ces fausses informations circuler ! Plus l’image des enseignants est rabaissée, moins il sera utile de les augmenter !

 

Pour la FEP CFDT, l’urgence salariale est là. Le Ministère doit y répondre autrement que par l’esquive ou l’information tronquée.


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