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Article publié le
02/02/2019

Rentrée 2019. Inquiétude en vue !

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L'académie va perdre ou rendre 127 ETP : 44,5 en 1er Degré et 82,5 en second degré. L’Académie est celle qui se voit la plus ponctionnée et il lui est demandé un effort qui nous semble inadapté.

Les lycées d'enseignement général et technologique vont être durement impactés, la réforme permettant d’y retirer 65, 5 emplois. Les Lycées professionnels perdront aussi 16 emplois pour mettre en œuvre la réforme de la voie professionnelle. Cela n’est pas de nature à une mise en œuvre sereine des réformes.

Les collèges s'en sortant un peu mieux avec une hausse de 4 emplois, mais avec des effectifs qui augmentent fortement.

 

 

L'augmentation des HSA pour 2019 se chiffre à 50 ETP. Au total, cela équivaut à plus 1000 ETP sur l'académie, chiffre à mettre au regard d’une ressource humaine de 15 000 emplois.

En Lycée le taux d’HS programmé est de 10,76% et si l'on compte les IMP, il grimpe à 11,78%.

En collège le taux d'HSA monte à 6,23 %, voire 7% avec les IMP.

Les HSA ne peuvent être utilisées en 1er degré, ni par les temps partiels et sont variables selon les établissements et les disciplines. Ce qui veut dire que ces heures seront effectuées, en majorité, par des agrégés, des enseignants en BTS et quelques autres, par contrainte ou par intérêt.

Devant les publics « difficiles », les enseignants ne peuvent effectuer des heures en plus. Globalement, le recours accru aux heures supplémentaires dégrade la qualité du système éducatif. De plus, ce surcroît de travail imposé sonne comme un manque de respect des enseignants dont le travail est de plus en plus chronophage et complexe.

 

Classes européennes et langues orientales

le rectorat n'a pas touché à la carte, les arrêtés étant arrivés fin décembre, une réétude sera faite en 2020.

carte des langues vivantes

peu de changement sinon en LV3

 

Les spécialités

43 lycées sur 52 ont les 7 spécialités, ce sont les lycées généralistes .

Les lycées auront 4h de marges siils ont entre 4 et 6 devisions et 8 h si ils ont entre 1 et 3 divisions afin de permettre un peu de souplesse,

 

Spécialités rares

SI : 14 lycées l'ont obtenue sur 17 demandes. 

Arts : 17 / 21

LCA 5 lycées sur 21

numérique : 20 lycées /44 demandes

cette dernière spécialité pose le problème des ressources humaines. Les inspecteurs ont validé des candidatures en fonction des dossiers. Ces enseignants devront suivre une formation lourde. 

cette formation sera assise sur cahier des charges national, une formation hybride, partie en présentiel, et une autre en distanciel, de 5 semaines (25 jours de présentiel, et cours en ligne). 

Pour le public l'organisation comprendrait 3 semaines en juin juillet puis 3 jours sur les vacances de la Toussaint le privé réfléchit !

Cela débouchera sur un D.U de niveau master., après des épreuves (pas une habilitation maison, mais bel et bien un diplôme). Le Diplôme universitaire de niveau master sera délivré par l'université. La formation se déroulera du printemps jusque janvier-février. Ces enseignants auront à la rentrée 2019 à commencer à faire 5h de cours de NSI en plus de 13 h de cours habituels.

Les DDEC ont fait le choix de dispenser l'enseignement à l'université catholique d'Angers, mais compte tenu de la distance , elle sera peut être délocalisée. Dans le public, c'est Rennes-1 qui organise la formation.

Pour la 2è vague (2020) : comme il y a eu 44 demandes et 20 accords, la carte 2020 sera préfigurée assez vite, de sorte que les enseignants concernés suivent la formation ad-hoc. Car le ministère n'assurera la formation qu'une seule fois. La seule différence est qu'ils n'auront pas la charge d'enseigner en NSI en 2019. Si le D.U n'est pas obtenu, la formation ne s'ouvre pas. Ensuite, les concours prendront le relais (CAPES/agrégation). A terme, cela deviendra une discipline.

Breton

- 328 élèves de prévus, Mr Canerot précise que l'enseignement en breton n'est pas financé par le ministère,

 

Emplois

les modifications de structures vont entraîner des dégradations de conditions de travail en enseignement de tronc commun.

Ex : un lycée avait 35 élèves en S , 15 élèves en ES et 10 élèves en L soit 3 groupes classes

Il aura 2 divisions entre 30 et 35 élèves

un lycée avait 15 élèves en STI2D et 20 élèves en STMG

Il aura 1 division !

 

Le rectorat note déjà une augmentation des congés longs, une analyse sera faite lors du bilan social.

 

1er degré

département

ETP

22

-13

29

-17

35

-45

56

-13

 

 

Collèges

+4,5 ETP et +34,5 ETP en HSA avec une augmentation de 907 élèves

Le taux d'heures sup passe à 6,23% 

Segpa -2 ETP

lycée -65,5 ETP ET +10,5 ETP en HSA soit -55 ETP pour -208 élèves

le taux d'heures sup passe à 10,76%

LP

-16 ETP et +6 ETP en HSA soit -10 ETP pour -41 élèves prévus 

le taux d'HSA passe à 11,08%

une attention particulière a été portée aux petits collèges ainsi qu'aux établissements recevant un public ayant un «  positionnement social faible » ( les REP du public)

 

la dotation pour devoir fait est attribuée à 40 % en fonction des effectifs et 60 % en fonction du positionnement.

les moyens de remplacement reste stables, pas d'augmentation malgré les besoins.

Nous n'avons pas eu la répartition des pertes par département. Le rectorat ayant pris la main, le traitement est considéré comme plus équitable ainsi.

A noter que les DDEC sont très investies et très écoutées lors de ce travail. Ils demandent actuellement à avoir la main lors des ajustements de juin. Le rectorat ne ferme pas la porte.

 

En conclusion

 

Les réformes des lycées engendrent une perte drastique d'emplois.

C'est une réforme, doux euphémisme, peu concertée, voire bâclée qui arrive dans la voie professionnelle.

Annoncer des nouveaux programmes au 1ertrimestre 2019 pour une mise en place en septembre révèle le manque de préparation et l'urgence avec laquelle le ministère veut imposer des changements profonds, cachant mal des objectifs budgétaires.

LA FEP CFDT n’est pas, par nature, réfractaire aux réformes. Cependant, dans le cas présent, elle ne peut que condamner les choix ministériels.

Le ministère demande de plus en plus aux enseignants mais leur pouvoir d'achat baisse régulièrement. Avec, en plus, le gel du point d’indice et le retard dans la mise en place du PPCR, les signaux sont négatifs. 

Le nombre de précaires dans l'enseignement privé ne diminue pas.

Le nombre de recrutement au concours peut atteindre pour 2019 une baisse de 20 %.

La non prise en compte de l’ancienneté dans le reclassement des MA2 vers le grade de MA1 ( propos déjà tenus en CCMA 2 jours avant), le non transfert des promotions du vivier 1 inutilisé vers le vivier 2 où les éligibles sont légion pour l’accès à la classe exceptionnelle apparaissent comme une injustice supplémentaire provoquant des réactions de dépit.

Nous sommes inquiets quant à nos conditions de travail, nos rémunérations, nos emplois.

La colère commence à gronder dans les salles de profs.

Jusqu'à quand accepterons-nous ce lent déclin de notre profession ?

 

 

 

 

 

 

 

 


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