Edito

 Une rentrée quoi qu'il en coûte !!

Notre rentrée vient de s'achever non sans mal mais avec inquiétudes et questionnements...
Malgré nos demandes réitérées, nous n'avons su que fin août, comment se passerait cette reprise chargée de protocoles et de circulaires de dernière minute.

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Le ministère assure que c'est une rentrée «  ordinaire » et que tout a été prévu.

Il n'en est rien et chaque enseignant se rend sur son lieu de travail avec anxiété ou stress.

Certes, cette crise sanitaire est sans précédent, mais le ministère pouvait-il décemment jeter tous les enseignants et tous les élèves dans l'arène en attendant de voir ce qu'il se passe ?

Nous voyons bien que l'éducation nationale sert de cobaye, de laboratoire, d'essai à grand échelle pour, surtout, remettre en route une politique libérale où tout le monde doit rejoindre son poste …

La liste des pathologies prises en compte pour pouvoir bénéficier d'un certificat d'isolement a été notablement restreinte.

C'est bien la preuve qu'il faut reprendre « quoi qu'il en coûte ».

Que dire des inepties qui se sont enchaînées depuis 2 semaines ?

Dans les fiches thématiques du 28 Août, la pratique vocale, en éducation musicale, qui était «  non souhaitable » en mai est devenue «  aisément envisageable » en septembre …

Les masques tissus fournis par le ministère étaient lavables 20 fois, dorénavant, c'est 30...

Quid de la prime Covid que certains enseignants n'ont toujours pas touchée ?

JM Blanquer a trouvé la solution : « Le Grenelle des professeurs » cet automne.

C'est vrai qu'à cette époque il n'y a plus de fraises à ramasser...

Espérons que, cette fois, il écoutera les partenaires sociaux.

 

Le double discours continue

 

d'un côté, conservateur :

favoriser le redoublement, méthode syllabique d’apprentissage de la lecture, distribution aux élèves des « Fables « de La Fontaine, faire apprendre la « Marseillaise » à tous les écoliers , la volonté de développer à nouveau les internats d’excellence, le rétablissement les classes bilingues et les classes latin-grec...

 

D'un côté moderniste ( cela dépend ce que l'on donne comme sens à « moderniste ») :

plus grande autonomie des établissements, avec ses projets spécifiques, sa liberté de recrutement, des responsabilités données aux Régions ou aux entreprises.

 

Ne vous trompez pas M. Le Ministre, les enseignants, et de plus en plus de parents, ont compris votre méthode et ne la partagent pas.

 

Cette année scolaire 2020-2021 verra aussi la FEP-CFDT s'investir dans beaucoup de domaines :

 

-Obtenir la possibilité de rupture conventionnelle pour les enseignants du privé (nos collègues du public ont cette opportunité depuis juillet dernier).

-Lutter contre les suppressions de postes annoncés en documentation et pour l'accès des suppléants  du 1et degré à  l'échelle des MA 1

-Combattre l’institutionnalisation insidieuse des tâches supplémentaires (nettoyage du matériel, accueil anticipé des élèves, nombre de surveillances  accrues, ....) en premier degré
-Continuer de former ses élus CSE

-Inciter tous les délégué(e)s syndicaux à provoquer une NAO (négociation annuelle obligatoire) pour améliorer la situation de nos collègues Ogec (les SEP, salariés de l'enseignement privé)

- suivre chaque adhérent(e) lors des mutations, des promotions, des congés formations, pour d'éventuels soucis professionnels.

 

Malgré l'ambiance actuelle, nous vous souhaitons à toutes et tous de vous épanouir dans vos fonctions et de passer une belle année scolaire.

 

Ollivier Schouten 

 

 



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